Clément Beaune est un homme politique français bien connu. Né le 14 août 1981 à Paris, il a occupé plusieurs postes importants au sein de l’État. En 2026, il est haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, après avoir été ministre à deux reprises. Cet article revient sur son parcours et ses activités actuelles.
Les débuts : un haut fonctionnaire passionné d’Europe
Clément Beaune est diplômé de Sciences Po Paris, du Collège d’Europe et de l’ENA. Il commence sa carrière à la direction du Budget en 2009. Ensuite, il travaille au cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault comme conseiller budgétaire.
En 2014, il rejoint le cabinet d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie. Il y suit les questions européennes. De 2016 à 2017, il est adjoint au directeur général d’ADP Management. Puis il entre à l’Élysée après l’élection de Macron en 2017.
L’entrée au gouvernement : de secrétaire d’État à ministre
Le 26 juillet 2020, Clément Beaune est nommé secrétaire d’État chargé des Affaires européennes dans le gouvernement Castex. C’est sa première fonction ministérielle. Il travaille sous l’autorité de Jean-Yves Le Drian.
Après la réélection d’Emmanuel Macron, il devient ministre délégué chargé de l’Europe le 20 mai 2022 dans le gouvernement Borne. Puis, le 4 juillet 2022, il change de portefeuille. Il est nommé ministre délégué chargé des Transports, toujours dans le même gouvernement.
- 26 juillet 2020
Nommé secrétaire d'État chargé des Affaires européennes dans le gouvernement Castex.
- 20 mai 2022
Devient ministre délégué chargé de l'Europe dans le gouvernement Borne.
- 4 juillet 2022
Passe au portefeuille des Transports, sujet sensible avec la grève des retraites.
- 2024
Battu dès le premier tour des législatives à Paris par Emmanuel Grégoire.
- 5 mars 2025
Nommé haut-commissaire au Plan et commissaire général de France Stratégie.
- 31 janvier 2026
Annonce sa candidature aux municipales de Paris sur la liste de Pierre-Yves Bournazel.
Le passage aux Transports et les dossiers sensibles
En tant que ministre des Transports, Clément Beaune annonce en septembre 2023 la création prochaine du Pass rail. Ce dispositif doit permettre aux jeunes de voyager en illimité à prix réduit. Il gère aussi des sujets comme les lignes de train de nuit ou la voiture autonome.
Ses actions gouvernementales sont souvent remarquées. Il défend une mobilité plus verte et critique les utilisateurs de jets privés, ce qui fait débat. Son passage aux Transports est marqué par la grève contre la réforme des retraites, mais il maintient le cap.
La défaite de 2024 et la traversée du désert
Après la démission du gouvernement Borne, Clément Beaune redevient député de la 7e circonscription de Paris. Mais les élections législatives anticipées de 2024 lui sont fatales. Il est battu dès le premier tour par Emmanuel Grégoire, candidat du Nouveau Front populaire, avec 32,77 % des voix contre 50,87 %.
Cette défaite marque un coup d’arrêt dans sa carrière électorale. Pourtant, il rebondit rapidement. Le 5 mars 2025, il est nommé haut-commissaire au Plan et commissaire général de France Stratégie. Un décret du 23 mai 2025 fusionne les deux organismes et il devient haut-commissaire à la Stratégie et au Plan.
Cette nomination lui confie des responsabilités importantes. Il doit préparer des rapports pour éclairer les décisions publiques. En octobre 2025, un rapport du haut-commissariat sur la santé et l’environnement fait polémique. Des membres du conseil scientifique l’accusent d’avoir édulcoré les conclusions sur les pesticides, à la demande du ministère de l’Agriculture.
2026 : un retour en politique par la porte municipale
Le 31 janvier 2026, Clément Beaune annonce sa candidature aux élections municipales à Paris. Il figure en troisième position sur la liste de Pierre-Yves Bournazel, soutenue par Horizons, Renaissance et d’autres partis. Il est aussi candidat en deuxième position dans le 11e arrondissement sur la liste de Delphine Goater.
La campagne est mouvementée. Le 17 mars, il regrette l’accord de fusion entre la liste Bournazel et celle de Rachida Dati pour le second tour. Comme Pierre-Yves Bournazel, il refuse de rejoindre la liste fusionnée. Il maintient sa présence dans le 11e arrondissement.
Le 20 mars, il publie une tribune dans Le Nouvel Obs. Il annonce qu’il votera pour Emmanuel Grégoire, son ancien adversaire socialiste, plutôt que pour Rachida Dati. Il explique que « l’essentiel est de battre le camp national ».
Le rôle de haut-commissaire en 2026
En 2026, Clément Beaune cumule donc une activité de haut fonctionnaire et une candidature municipale. Il reste à la tête du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan. Cette institution remplace France Stratégie et le Haut-Commissariat au Plan.
Dans ses rapports, il alerte sur les défis de l’intelligence artificielle, de l’immigration économique et du travail. Il défend l’idée d’une planification écologique cohérente. Son style reste celui d’un technocrate engagé, proche de la gauche de la macronie.
Repères chronologiques
Voici un tableau récapitulatif des principales étapes de sa carrière.
| Année | Fonction | Détails |
|---|---|---|
| 2020 | Secrétaire d’État aux Affaires européennes | Gouvernement Castex |
| 2022 | Ministre délégué chargé de l’Europe | Gouvernement Borne, du 20 mai au 4 juillet |
| 2022 | Ministre délégué chargé des Transports | Gouvernement Borne, jusqu’en janvier 2024 |
| 2024 | Député de Paris | Battu dès le premier tour des législatives |
| 2025 | Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan | Nomination le 5 mars, fusion le 23 mai |
| 2026 | Candidat aux municipales à Paris | Liste Bournazel, puis retrait et vote Grégoire |
Les positions politiques : une certaine idée de la gauche
Clément Beaune est souvent présenté comme un représentant de l’aile gauche de la macronie. Il a rejoint Territoires de progrès en 2020, un parti situé à gauche de la majorité. Il a soutenu l'idée d'une taxation des superprofits pendant la crise inflationniste, mesure rejetée par le gouvernement.
En décembre 2020, il fait son coming out dans le magazine Têtu. Il déclare vouloir montrer que son homosexualité n’est « pas un obstacle » pour devenir ministre. Il condamne aussi l’homophobie dans certains pays européens, comme la Pologne ou la Hongrie.
Élevé dans une famille de gauche, il dit avoir voté « avec enthousiasme » pour Lionel Jospin en 2002. Il défend le déplacement des élections législatives avant la présidentielle. Il fait partie du club Le Siècle, un cercle de pouvoir influent.
Dates à retenir
Voici une liste simple pour retenir l’essentiel.
- 26 juillet 2020 : première entrée au gouvernement comme secrétaire d’État.
- 4 juillet 2022 : nomination au poste de ministre des Transports.
- 30 juin 2024 : défaite aux législatives, il perd son mandat de député.
- 5 mars 2025 : retour dans l’exécutif avec le Haut-Commissariat au Plan.
- 31 janvier 2026 : candidature aux municipales à Paris, puis retrait de la liste fusionnée.
Au total, le parcours de Clément Beaune montre une capacité à rebondir après les échecs électoraux. Son avenir politique reste ouvert, entre haute fonction publique et ambitions parisiennes.
Ce que Beaune ne dit pas en 2026
Est-ce que Clément Beaune est toujours ministre en 2026 ?
Plus tout à fait. Il est haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, un poste de haut fonctionnaire, et non membre du gouvernement. Il garde un pied en politique via sa candidature aux municipales.
Pourquoi a-t-il été battu aux législatives de 2024 ?
La gauche unie derrière le Nouveau Front populaire l'a emporté dès le premier tour. Emmanuel Grégoire a récolté 50,87 % des voix contre 32,77 % pour lui.
Il cumule haut-commissariat et campagne municipale, c'est permis ?
Sa fonction de haut-commissaire ne l'empêche pas de se présenter, même si cela crée des débats. Il reste en poste pendant la campagne, ce qui n'est pas interdit.
Ça vaut le coup de suivre sa candidature à Paris ?
C'est intéressant parce qu'il vote pour son ancien adversaire Emmanuel Grégoire au second tour. Il refuse la fusion avec Rachida Dati, ce qui complique la campagne.
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Rédacteur en chef d’Asso Mosaïque, formé à l’école de journalisme de Lille et à Sciences Po Grenoble. Quinze ans de terrain dans la presse régionale et magazine. Il aime les récits patients, les voix qui ne font pas la une et les enquêtes de proximité.
8 commentaires
Un parcours riche, mais j’espère que le Pass rail aidera vraiment les gens isolés à se déplacer.
Un parcours digne des grands commis de l’État, à suivre avec attention. Bravo pour cet éclairage historique.
Les chiffres de son budget transports sont plus parlants que les symboles. Merci Ethan pour l’article.
J’aurais aimé une relecture plus soignée : ‘Pass rail’ mérite une majuscule et un trait d’union.
La politique a parfois des arômes de vin : il faut savoir patienter avant de révéler son bouquet.
Quel destin que celui de Clément Beaune ! J’adore suivre les parcours qui sortent de l’ordinaire, entre Europe et transports.
Merci Ethan pour ce portrait humain d’un homme de terrain.
Sacré scénario ! Révélations, rebondissements, ce Beaune a tout d’un personnage de film. Vivement la suite !